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Samedi 23 juin 2007 6 23 /06 /2007 14:28

LE DEBOURRAGE PREMIERE JOURNEE

 

 

On parle de débourrage lorsque le cheval qu’il soit jeune ou sauvage sait marcher, trotter, galoper, s’arrêter, se laisse brosser et donner les pieds, avec une selle et un filet évidemment.

 

Mais cela ne se fait pas sans expérience mais également sans connaissances comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent (avant le débourrage).


Pour l’exemple, je parlerai d’un cheval sauvage puisque c’est le plus compliqué et que la méthode reste valable pour un poulain d’élevage.

 

La séparation

 


La séparation du jeune cheval du groupe est un traumatisme affectif pour lequel il faut tenir compte dans ses réactions. Celles-ci peuvent être violentes, comme des coups de dents et des coups de pieds afin de retrouver la sécurité des siens.


Bien que cela, ne me soit jamais arrivé d’avoir de telles réactions, il s’agit toujours d’isoler le sujet dans un endroit clos tels qu’un rond de longe ou un petit paddock, dont les barrières soient suffisamment hautes pour assurer la protection du jeune cheval et la votre.


En règle général, les chevaux sauvages ne savent pas sauter, il n’y a donc rien à craindre au niveau des barrières.

 

Le licoler

 


Bien que se terme ne soit pas dans le dictionnaire vous l’entendrez souvent dans le milieu des dresseurs, qui signifie simplement mettre un licol.


Car, à partir de maintenant le but, est de lui mettre un licol afin de commencer les exercices d’approche.


C’est certainement, le travail le plus délicat et le plus périlleux à faire, car le jeune cheval est dans un état de stress très prononcé du fait de la séparation avec son groupe.


Il convient donc, d’être très patient et très doux, mais l’état de stress chez certains chevaux peut aussi aider le dresseur, car certain sont tétanisés par la peur et n’ose plus bouger, il est donc facile de mettre le licol en ayant le moins de contact possible avec le cheval.


     Si le cheval  court dans tous les sens, laissez le se calmer, en l’aidant d’une voie douce mais autoritaire et bien sure, surtout pas de grand geste (n’oubliez pas que vous êtes un prédateur à ses yeux).


Dans le pire des cas servez vous d’un lasso pour l’attraper et le licoler. La méthode n’est pas aussi méchante qu’elle n’en paraît mais au moins le résultat est atteint sans trop de brusqueries.


Lorsque le licol est mis, le but est de lui attacher une longe.

 

Le travail à la longe

 

 

Lorsque le cheval est licolé, le travail de longe peut commencer.

 

Le travail de longe est un travail à pied, qu’il faut prendre avec sérieux car c’est à partir de maintenant que commence son débourrage véritablement.

Certains chevaux peuvent paniquer lorsqu’il se sente tenu par la longe, le but bien sur est les calmer le plus vite possible.


A ce niveau, il est inutile de s’en approcher et de le caresser car cela ne ferait qu’augmenter son état de stress. Il faut au contraire s’en éloigner, le laisser souffler quelques minutes (la précipitation n’à rien de bon),  et l’obliger à tourner calmement dans le rond de longe.


Si vous avez commencez à main gauche, rapprochez vous doucement de lui en vous faisant sentir en tendant doucement la main. Ne fixez pas votre cheval dans les yeux car c’est un réflexe de prédateur, et baissez les yeux en faisant un mouvement de tête d’arrière vers l’avant comme pour dire <<oui>>. En effet, ce mouvement de tête que j’ai pu observer chez les chevaux sauvage aurait à peu prêt la même signification que chez les humains, c'est-à-dire celui d’un accord.


A ce stade tout le travail et le langage humain sont  inconnus au cheval, par conséquent  il est inutile de s’énerver car c’est comme si vous parliez à un étranger dont vous ne comprenez pas la langue et que vous vous énerviez contre lui.

Par conséquent, approchez vous de lui, mettez le sur le cercle et avancez en même temps que lui sur le cercle. Non seulement, il prendra confiance en vous mais également comprendra l’exercice plus facilement. Attention toute fois les jeunes chevaux ou n’importe quels chevaux n’ayant pas l’habitude de tourner en longe aura tendance à se coller à vous de très prêt, d’autant que les chevaux sauvages ne sont pas habitué à avoir d’autre repère que leur congénères, donc attention à vos pieds, de ne pas vous faire marcher dessus.

Petit à petit éloignez vous de lui en rejoignant votre place sur le rond de longe. Chose qui ne se fera pas sans mal car le cheval aura tendance à se coller de plus en plus et donc à venir également vers vous.


Par conséquent, reculer doucement d’un pas en tendant le bras en avant afin de le repousser délicatement  à sa place sur le rond de longe. Si, cela ne marche pas, munissez vous d’une cravache et tout en restant toujours à la hauteur des épaules en marchant, vous vous reculez de la même façon en tendant le bras, la cravache en avant.


La cravache ne doit surtout pas servir d’objet de punition ou de torture c’est simplement une aide, en effet, le fait de tendre la cravache, droit sur l’épaule, repoussera simplement le cheval vers l’extérieur lorsque celui-ci sentira le contact du bout de la cravache.


Sur certains chevaux, j’ai obtenu le même résultat en tendant simplement la main les ongles en avant.


Lorsque la cravache est adoptée par le cheval utilisez là toujours comme le prolongement de votre main. C’est simplement un effet visuel incontestablement efficace.


 Lorsque votre cheval tourne à peu près bien en longe aux deux mains, il est nécessaire de lui apprendre un travail de transition avant de quitter le rond de longe.


Toujours en étant très patient, et en vous servant de la cravache au préalable simplement en la levant devant lui, vous effectuez un travail de transition descendante pas, arrêt. Répétez le plusieurs fois de façon à être certain que le cheval est bien compris votre demande aux deux mains.


Ce travail vous permettra de sortir du rond de longe en sécurité avec un cheval qui ne tentera pas de vous fuir. Par conséquent, n’hésitez pas à bien approfondir cette leçon.


Ce travail de longe peut durer une matinée entière, avec évidement des temps de repos plus ou moins long durant lequel le dresseur en profite pour le caresser ou lui donner des gourmandises. Que celui-ci bien souvent refusera, car il n’en connaît pas le goût et préfèrera bien souvent une poignet d’herbe ou de foin. Attention aussi à ce moment le cheval à tendance à ouvrir la bouche un peu grande pour prendre ce que vous avez dans la main.


Ce n’est pas une réaction méchante, c’est qu’il ne sait pas manger dans une main à plat et surtout n’est pas habitué à la distance de la friandise sur une main à plat, ne sachant pas également si la main fait partie de la friandise.

 

Le pansage

 

Le pansage peut être effectué avant ou après le travail de longe tout dépend des circonstances dans lequel le cheval c’est laissé licoler (en boxe ou en rond de longe).


Ce travail est l’un des plus délicat et des plus dangereux qui soit car seul un homme expérimenté peu réussir cet exercice périlleux. Car, il s’agit là d’un périple dans lequel le dresseur doit non seulement prendre de grande précaution, rester humble et se remettre en cause immédiatement . Ce n’est jamais la faute du cheval, cette règle est primordiale.


Dans mon article précèdent je vous ai parlé du contact qu’avait les chevaux d’un même groupe, il s’agit ici, d’imiter exactement se type de comportement afin de faire partir de son groupe.


Avant de commencer, il est important de se protéger car le cheval réagira exactement pareil qu’avec un de ses congénère. Par conséquent, avant de d’entrer dans son boxe, munissez vous de chaussures de sécurité d’une maillot ou pull over à manche longue en aillant au préalable mis du cartons ou des journaux sous les manches et surtout sur le thorax. Il existe également les protége dos utilisé pour faire du cross.


En effet, comme vous l’aurez compris les chaussures de sécurité permettront simplement d’éviter les pieds écraser bien que cela ne me soit jamais arrivé, mais c’est déjà pas passé très loin.


La protection des bras et surtout du thorax permettra d’éviter les morsures de bienvenu.

Comme nous l’avons vu, les chevaux entre eux se gratte la crinière mutuellement. Par conséquent, en se servant de se comportement le cheval vous acceptera très rapidement, commencez donc à l’aide d’un bouchon à le gratter sur la crinière et brosser le longuement. En règle, générale en moins de 2 mn le cheval à l’instinct de vous faire bénéficiez vous aussi du même traitement de bien venu, en vous attrapant en règle général au niveau des côtes.


A ce moment là, vous saurez si votre protection est suffisante, car pour avoir tester plusieurs fois l’inefficacité de ma protection, j’en suis venu à en éprouver d’autre.


Cela dit, lorsque le cheval vous pincera, ne faites pas de grand geste et surtout pas de brusquerie ou de violence, car pour lui le geste est tout à fait amical.


 Dites << non >>  sur un ton ferme et continuez jusqu’à ce que la confiance soit établi, c'est-à-dire lorsque vous pouvez brosser plusieurs partie de son corps en faisant attention de ne pas trop s’approcher trop prêt des postérieurs pour des raisons de sécurité, évidemment.


Pour le reste du brossage il est préférable d’opter pour une brosse douce, toujours pour rendre le contacte le plus agréable possible.


Tout au long de la journée vous pourrez répéter l’opération du brossage en allant toujours plus loin, en étant toujours très méfiant.

 

 

Pour en finir avec ce chapitre, la première journée consiste à une prise de contact entre les deux individus de façon à faire plus ample connaissance.


Mettre un licol à un cheval sauvage est toujours très délicat, personnellement ne sachant pas me servir d’un lasso, il m’est arrivé de prendre la boucle d’une corde au bout d’une perche. Le résultat est là, mais soyez prudent au réaction de peur du cheval. Dans certains cas, il vaut mieux abandonner et réfléchir à une autre méthode.


Pour ce qui est du brossage, pensez toujours à vous protéger les côtes et les bras, car sentir vos muscles se décoller de vos côtes est chose très douloureuse (testé pour vous).


Le brossage commence par la crinière, puis remonte vers l’encolure et la tête, pour redescendre vers la crinière et délicatement vers le dos, le ventre et du bout des bras la croupe.

 

La première journée consiste à alterner longe et brossage.

Par SAM - Publié dans : LE DEBOURRAGE
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