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Samedi 20 janvier 2007 6 20 /01 /Jan /2007 21:50

 

 

LES SENS

 

 

Les sens tout comme chez l'homme sont au nombre de 5: l'ouie, la vue, l'odorat, le goût et le toucher. Ils sont les seuls liens avec l'environnement, ils permettent au cheval d'apprécier les bonnes choses (comme la nourriture ou les carresses) comme les mauvaises choses telles que l'approche d'un prédateur ou encore un mauvais traitement ou une punition. La connaissance de leur différentes caractéristiques m'a permis d'approcher et dresser des chevaux sauvages et de pouvoir les débourrer sans aucune brusquerie et surtout en toute sécurité en trois jours.

 

 

L'OUÏE

 

L'ouïe chez le cheval est un organe d'écoute relativement perfectionné. En effet, les oreilles sont mobiles et indépendantes l'une de l'autre. Elles peuvent se mouvoir dans un mouvenement de rotation avec un angle qui avoisine les 90° vers l'extérieur uniquement grâce à 16 muscles différents.

Leur indépendance l'une de l'autre permet au cheval d'écouter des sons provenants de droite comme de gauche et chez un cheval sauvage elles sont à l'affut du moindre bruit qui pourrait représenter un danger.

En revanche, les chevaux dans nos écuries, qui ont appris que les risques étaient minimes  dans nos installations, bougent moins souvent leurs oreilles dans tous les sens car ils sont plus tranquilles. En dressage, il est d'ailleurs important que les oreilles restent dirigées vers l'avant car c'est un signe de soumission (dans le sens attentif et non pas dans un sens répressif).

La gamme de son est plus étendue dans les infrasons que les ultrasons. Il est également admis que le cheval réagit donc plus à des voix graves plutôt qu'aigues. Une autre particularité de ce sens c'est qu'il possède la faculté de choisir les sons et d'en occulter d'autres.

Outre ces différents élements, les oreilles sont également un moyen d'expression qui peuvent indiquer ses différentes humeurs tel que la colère ou l'inquiètude , les sentiments et son état de santé.

Elles peuvent être agressées tout comme chez l'homme par le bruit, mais aussi par les insectes, et surtout des petites mouches qui se logent à l'intérieure de l'oreille en se nourrissant du sang. Par conséquent, n'hésitez pas à mettre un bonnet en plus d'un répulsif d'insectes car ces mouches peuvent être la cause de grave infection. De plus, il est impossible de travailler correctement avec un cheval qui remue la tête constament pour se débarrasser des insectes.

 

 

LA VUE

 

Tous les chevaux ne voient pas de la même façon, en fait cela dépend essentiellement de la race qui s'est adapté à un milieu bien particulier. Bien qu'ils possédent les même défauts que chez l'homme tels que la myopie (ne voit pas de loin), hypermétropie (ne voit pas de près), le cheval présente une vision tout à fait singulière.

 

 

 

Vision photopique

 

Le terme "photopique" désigne la vision des couleurs. Celle-ci est plus réduite chez le cheval, comparativement à l'homme, puisqu'il perçoit davantage le jaune et le vert puis dans un second lieu le bleu et le rouge.

Les couleurs sont captées par des cellules (appelées cônes) qui composent la rétine.

La vision des couleurs disparait la nuit pour laisser apparaître des silhouettes ou des formes relativement bien distinctes pour le cheval qui voit la nuit, grâce à des cellules  capables de capter la moindre source de lumière. 

 

 

Vision scotopique

 

La vision scotopique est relative à l'angle de vue d'un animal. Ainsi, cet angle varie selon les chevaux. En effet, il est à noter qu'ils ne possèdent pas tous le même profil:

  1. - l'Arabe à un profil rectiligne,
  2. - le Camargue un profil concave,
  3. - les chevaux lourds, un profil convexe.

Cette différence est importante, d'autant plus que la place des yeux diffèrent également. Le Camargue, plus particulièrement, a les yeux placés plus du côté frontal. Cette particularité lui offre une vision binoculaire (avec les deux yeux) qui avoisine les 100°,contre 65° pour le P.S.A (Pure Sang Anglais). C'est d'ailleurs pour cette raison que le Camargue se retourne d'avantage pour regarder derrière lui.

Cette différence fondamentale lui permet non seulement une meilleure appréciation des distances, mais également des reliefs. Ce qui n'est pas négligeable pour un travail à l'obstacle, mais également pour le travail des taureaux dans leur milieu.

Le champ visuel global comporte également ce que l'on appelle un champ visuel d'alerte. Dans la vision monoculaire (un seul oeil), cette zone représente 10 à 15° selon les individus. Cette vision est trouble et sans relief. Les images perçues ressemble plus à une zone d'ombre qu'à une image nette. Elles est perçue grâce à la périphérie rétinienne dont le pouvoir séparateur est très faible (d'ou une image floue).

Si l'on fait une petit apparté sur l'aspect scientifique, on s'aperçoit que ces remarques peuvent s'appliquer dans le milieu du sport notament à l'obstacle, pour lequel il est important de juger la vision de son cheval. D'autant si l'on tient compte qu'un cheval de taille moyenne ne voit pas devant lui sur une distance 1.20m.

On comprend alors, toute la difficulté du travail du jeune cheval à l'obstacle qui refuse de sauter tout simplement parcequ'il ne voit pas l'obstacle et par conséquent préferera fuir le danger que pourrait représenter le saut. Heureusement le cheval apprend vite à faire confiance à son cavalier et surtout apprend à se servir de sa mémoire visuelle pour évaluer les distances.

 

 

L'odorat

 

Ce sens, comme tous les autres, lui est d'une grande importance pour sa survie face aux différents prédateurs. Il représente de plus un atout supplémentaire face aux prédateurs qui se mettent à l'abri du regard, tapis dans les herbes, mais qui ne peuvent pas toujours dissimuler leur odeur.

Ce sens lui permet aussi de sentir ses congénères ainsi que tout autre individu à plus d'un kilomètre. Nul doute que votre odeur aura été sentie et remarquée à l'aute bout du pré avant même votre approche. Chaque personne possède sa propre odeur, comme chacun dispose de ses propres empreintes des doigts. L'odorat lui permet d'analyser les  odeurs selon 3 étapes:

  1. - la source (homme, prédateur, congénère...),
  2. - l'origine (odeur mémorisée comme connue ou inconnue),
  3. - environnementale (qui peuvent être des odeurs plus subtiles comme les phéromones, de la nourriture...)
  4.  
  5.  

Ce sens possède également un autre organe que l'on appel l'organe de JACOBSON. Celui-ci se situe à l'intérieur de la lèvre supérieur. Le cheval utilise cet organe en retroussant cette dernière. Cette attitude est appelée le Flemen.

Ce comportement qui ressemble à une grimace est en fait utilisé chez le cheval pour analyser les phéromones (hormones d'origines sexuelles en général).

 Tout au long de sa vie le cheval va mémoriser des milliers d'odeur suceptible de le renseigner sur le risque à encourir lorsqu'il sera confronté à une situation. Ne jamais oublier que le cheval est une proie et qu'il réagit donc en tant que tel, c'est à dire que devant l'inconnu il est préférable de prendre ses distances plutôt que de périr.

Ainsi lorsque votre cheval aura peur d'un obstacle;  faites le lui sentir non seulement pour lui laisser le temps de regarder mais également sentir et mémoriser les odeurs de l'obstacle et de ce qui l'entoure.

 

Le goût

 

Représenté par la bouche qui est constituée de papilles gustatives lui permettant de dissocier les différents goûts tels que le sucré, ou le salé par exemple. Mais le cheval étant de nature suspicieuse et afin de le rassurer, dame nature l'a doté de poils sensoriels appelés barbes.

La barbe permet de le renseigner sur l'état de souplesse ou de dureté de la matière. Car ainsi fait, la barbe sera toujours en contacte la première, ce qui lui permettra de trier ses aliments avant même que ceux-ci ne soit dans la bouche.

La barbe est un organe sensoriel à par entière qui fait partie du sens du touché mais que son étroite collaboration avec la bouche permet de les liés puisque inséparables.

 

 

Le toucher

 

 

Le toucher est le sens le plus particulier chez le cheval. Il est representé par la peau qui se trouve être également un muscle (sauf sur la croupe). Ainsi son épaisseur dépasse les 3 mm et est d'une très grande sensibilité. En effet, un cheval est capable de sentir une mouche se poser à n'importe qu'elle endroit de son corps et c'est par une vibration des muscles peaussier qu'il réussit à chasser l'intruse de son dos.

Cette particularité, permet au cavalier un service inestimable puisqu'il s'en sert pour lui demander d'avancer ou encore de le récompenser.

Bien que beaucoup trop de cavaliers pensant que leur cheval est insensible,  utilisent les coups de jambes ou de cravaches à mauvais escient. Alors pensez y la prochaine fois, merci pour eux.

Par SAM - Publié dans : LES SENS
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