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Dimanche 3 août 2008 7 03 /08 /Août /2008 10:09

LES EMBOUCHURES

 





Le choix d’une bonne embouchure influence sur  la qualité du travail et  la compréhension des demandes émises par la main.

Une embouchure ne se choisit pas au hasard.

Il faut regarder dans un premier temps l’âge du cheval. En effet, un jeune cheval possède une bouche plus fragile qui se blessera plus facilement et notamment à la commissure des lèvres. Par conséquent, un mors à gros canon, et ou, un mors en caoutchouc s’adapteront mieux dans un premier temps au travail de débourrage ou au  cavalier débutant qui aurait une main un peu forte, du fait de son inexpérience.

 Pour un jeune cheval ou le cavalier débutant, il convient également de choisir un mors brisé afin de l’aider à déglutir (avaler sa salive). Je leur conseille un mors à longue branche tel le mors à aiguille.

En effet pour le travail du jeune cheval, il serait dangereux que l’anneau du mors se retrouve entier dans la bouche du cheval par une action de main un peu forte.

Par la suite, l’expérience aidant, le travail devient plus précis et le cheval plus réceptif. Le mors peut alors diminuer de diamètre et passer sur des mors de type à olive mais toujours double, tant que le travail consiste à effectuer des exercices d’assouplissement, et d’équilibre.

Le mors double permet également au cheval de céder à son action en préparant son futur travail en bride.

 

LES MORS DROITS

 

 

Les mors droits présentent la particularité de posséder une gourmette (petite chaîne), qui en font des mors plus délicats à manier mais qui peuvent être recommander pour des raisons de sécurité pour des cavaliers inexpérimentés lors de promenades ou sur des chevaux un peu difficiles lors de reprises collectives bien que pour cette dernière je m’y oppose, mais c’est malheureusement fréquent.

Les mors droits sont dits plus durs par l’action de la gourmette qui multiplie l’action de pression du mors sur les barres (gencive du cheval).

Le choix d’un mors droit doit être particulièrement défini et étudié selon la conformité de la bouche du cheval.

En effet, les mors droit présentent soit une légère courbe, soit un passage de langue plus ou moins prononcé. Cette courbe ou le passage de langue doivent être conformes à une utilisation dite de travail et de confort pour le cheval.

Le creux doit laisser passer la langue sans l’écraser ou la pincer, mais également tenir compte de la conformation du palais, par son galbe, sa profondeur et sa largeur.

En des temps plus reculés, voir encore maintenant pour certains, on utilisait un mors droit avec un passage de langue très prononcé afin que celui-ci appuie sur le palet et fasse ouvrir la bouche du cheval afin d’éviter l’appui excessif sur la main.

Heureusement ces pratiques sont de moins en moins utilisées et ont été remplacées par des mors dit à jouet, qui ont la particularité de posséder une partie mobile plus ou moins longue en son centre, obligeant ainsi le cheval «à jouer » avec son mors.

Par conséquent, les mors droits ne doivent être utilisés que par des cavaliers confirmés ayant une main dite légère et pour des actions de main très précises, utilisées plus particulièrement dans le dressage. Evidement, ils peuvent être utilisés pour des raisons de sécurité, mais toujours avec beaucoup de prudence.

Lorsque je dis, être contre les mors droits en dehors de l’apprentissage des quatre rênes, c’est qu’il est préférable pour ma part d’éduquer un cheval à ne pas tirer, c'est-à-dire, monter et remis aux ordres par un professionnel plutôt que d’utiliser le mors droit comme une sanction alors que son action première et de rendre plus précise et plus discrète une action de main.

 

 

LES REGLAGES.

 

Pour n’importe quel mors il est important que non seulement celui-ci soit réglé correctement mais qu’il corresponde également à la taille de la bouche du cheval.

Lorsque vous mettez un filet, vérifiez toujours que celui-ci dépasse de 0.5 à 1 cm de chaque côté de la commissure des lèvres, sinon, le mors risque non seulement de le blesser mais également de rendre le travail pénible, même pour une promenade.

Par conséquent, pensez régulièrement à regarder la grandeur du mors, tout particulièrement pour les jeunes chevaux qui ont aussi la bouche qui grandit et s’élargit.

Il est important également de vérifier qu’il ne soit pas trop serré, vous devez avoir 2 plis maximum au niveau de la commissure des lèvres car si le mors agit déjà en pression sur la bouche, vos actions de mains devront être encore plus fortes pour vous faire comprendre. C’est ainsi que l’on dit que le cheval à une bouche dure.

Le mors droit, dit de bride doit être en dessous du mors de filet et situé à environ 1 cm. Mais sa place est conditionnée également par l’emplacement des crochets lorsqu’il s’agit d’un entier ou d’un hongre.

Le mors de bride doit présenter un angle de 45° lorsque les rênes sont légèrement tendues, de même que la gourmette doit être mise sur son plat et présenter une protection en caoutchouc pour les chevaux qui posséderaient  une peau très fine.

 

 

MON EXPERIENCE

 

Personnellement, lorsque je dresse de jeunes chevaux, j’utilise un mors à aiguille à gros canon que j’enduis de caramel pour le débourrage, même si ça colle un peu aux doigts, le jeune cheval apprécie et surtout ne prend pas le mors comme une punition.

Par la suite, on peut opter pour des mors plus simple et plus fin comme les mors à Olives.

Pour ce qui est de la bride, je l’utilise lorsque le cheval cède sur le mors de filet dans quasiment toutes les figures de basses écoles. Pour être plus précis, lorsque le cheval cède sur la rêne extérieure.

Le releveur, que j’ai utilisé une fois pour l’obstacle, présente l’avantage d’être plus dur que le mors simple et moins dur que le mors droit. En effet, il permet une action plus rapide sur l’équilibre du cheval notamment dans les abords et les réceptions.

 

En conclusion, il n’existe pas un type de mors pour une bouche, mais un mors pour une action précise et un travail précis.

Un examen attentif de la bouche est préconisé avant l’utilisation d’un mors, allant de l’épaisseur de la langue, à la profondeur du palet, la longueur des barres,et la largeur de la bouche.

Dites vous une chose, c’est qu’un cheval mal dans sa bouche ne pourra ni donner son dos ni l’impulsion nécessaire au mouvement en avant. Essayer de marcher en contractant la langue ou en serrant les dents, vous verrez votre pas ne sera plus naturel et surtout vous sentirez une contraction parasite au niveau de la nuque…..

Alors, le travail d’une bonne main commence par le choix d’une bonne embouchure.

 

Par SAM - Publié dans : LES EMBOUCHURES - Communauté : Monde équestre
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